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Pourquoi l’Algérie n’encourage pas l’utilisation des carburants propres ?

Publié le par Zineb A.Maïche

Pourquoi l’Algérie n’encourage pas l’utilisation des carburants propres ?

Chems Eddine Chitour est professeur de thermodynamique à l’École nationale polytechnique d’Alger. Il est ingénieur en génie chimique, docteur es-Sciences de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne (France). Le professeur Chitour est auteur d’une centaine de publications et de communications scientifiques et de plusieurs ouvrages sur l’énergie et les enjeux géostratégiques.

Quelle est notre consommation de gasoil ?

L’Algérie a une capacité de raffinage de près de 22 millions de tonnes. Elle produit du gasoil, mais pas en quantité suffisante. L’année dernière, nous avons consommé près de 13 millions de tonnes de carburant dont 8,5 millions de gasoil. 70 % de notre parc de véhicules et de camions est alimenté en gasoil et à peine 30 % en essence. Moins de 1 % du parc est alimenté en sirghaz. Nous n’avons pas les quantités nécessaires pour ces 70 %. Du coup, nous en amenons de l’étranger. L’année dernière, nous avons acheté pour 3 millions et demi de dollars à la fois d’essence et de gasoil (pour moitié moitié). Cette importation n’est pas entièrement utilisée par l’Algérie. Une grande partie traverse les frontières pour une consommation marocaine et tunisienne. Cela vient du fait que notre gasoil est à 13 dinars et que chez les voisins il est à 80 dinars le litre. Nous achetons le gasoil à un dollar le litre et nous le vendons à 13 dinars, c’est à dire 6 fois moins cher.

Quel est l’avantage du sirghaz (GPL) ?

Le sirghaz n’est qu’à neuf dinars le litre. Tout le monde va vers le gasoil car la différence est à peine de 4 dinars, le sirghaz n’est donc pas attractif. Le gasoil coûte environ 1 dollar sur le marché international, et nous l’achetons à ce prix. Nous faisons donc en quelque sorte du dumping puisque nous le vendons presque gratuitement. Mais ce qui est grave, c’est que nous achetons du même coup la maladie.

Pourquoi ?

Le gasoil est un carburant très dangereux. Il est de plus en plus limité en France et en Europe. En fait, la quantité de particules qui sont très nocives est réduite à des quantités de l’ordre de partie par million. Ainsi, notre gasoil est à moins de 10 PPM, moins de 10 parties par millions, actuellement en Europe ils sont à 5 PPM. Il a été démontré que le gasoil est cancérigène. Il y a des directives
européennes qui disent qu’il faut l’éliminer graduellement. Il existe une stratégie en Europe qui consiste à limiter la quantité de gasoil au profit des biocarburants et de l’essence. Entre deux maux, il faut choisir le moindre, c’est-à-dire qu’en terme de nuisance pour l’environnement et de nuisance pour la santé. Il vaut mieux opter pour l’essence. En clair, nous faisons tout faux parce que nous importons une maladie et ce qui est grave c’est que cela se fait pour des sommes de plus en plus importantes. Une ville comme Tlemcen consomme 4 fois plus de carburants qu’elle ne le devrait. Il faut savoir que 25 % du budget de carburants de la Tunisie vient d’Algérie. C’est la banque mondiale qui le dit. Nous avons bon cœur mais cela nous coûte de plus en plus cher.

Que faut-il faire ?

Tant qu’il n’y a pas de législation mettant de l’ordre dans les prix, cela va empirer. Il n’est pas normal que le sirghaz, que nous avons en quantité et que nous n’arrivons pas à placer sur le marché international, ne soit pas utilisé. Il est anormal qu’on ne puisse pas installer des kits dans les véhicules pour le sirghaz. Vous imaginez le gisement d’emploi pour les jeunes ! Le sirghaz est l’un des carburants avec 3 à 4 fois moins de rejet de carbone. Il est beaucoup moins polluant, beaucoup plus disponible. C’est un carburant propre.

Comment se fait-il que les pouvoirs politiques n’encouragent pas le sirghaz ?

J’avais écrit un article « L’énergie expliquée à nos députés ». Ça n’a rien de méchant. Mais c’est juste pour dire quels sont les enjeux et insister sur le fait qu’on ne peut pas continuer comme ça. Les pouvoirs politiques se tournent vers le gaz de schiste, mais ce n’est pas la solution. Il faut faire des états généraux de l’énergie et arriver à un modèle énergétique. Il faut mettre de l’ordre. Le gaz de
schiste aura son heure quand la technologie sera mature, que son extraction sera respectueuse de l’environnement et que le Sahara ne sera pas démolie en confiant notre avenir à Total qui n’est pas autorisé à explorer le gaz de schiste en France, dans son pays. J’appelle à un débat dans le calme et la sérénité. Il faut faire des économies d’énergies. On ne peut pas continuer avec un kilowattheure à 2 dinars, ni avec un mètre cube d’eau à 5 dinars et on ne peut pas continuer avec un litre d’essence à 22 dinars, c’est-à-dire 8 fois moins qu’en Europe.

Quels sont les avantages du GPL ?

D’abord, nous en avons à profusion. Nous avons des réserves importantes mais nous n’arrivons pas à les vendre au bon prix. Donc ; nous les stockons ici. Du point de vue de l’environnement, c’est le must. C’est trois fois moins de pollution que l’essence. Il n’y a pas de particules comme dans le gasoil et ce sont les particules qui provoquent les cancers. Dans les rues du Caire, tous les bus fonctionnent au GNL, c’est du gaz naturel liquéfié et c’est une autre possibilité pour nous. Et nous n’avons que ça mais nous ne l’utilisons pas à cette fin, nous le vendons.

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Lutte contre la pollution automobile : l’Algérie à la traîne

Publié le par Zineb A.Maïche

Lutte contre la pollution automobile : l’Algérie à la traîne

L’Algérie tarde à se doter de normes pour réduire la pollution automobile. Tandis qu’en Europe, des pays durcissent davantage les mesures antipollution et s’apprêtent à mettre en place la norme euro 6 dès le dernier trimestre 2014 pour les voitures, l’Algérie s’est arrêtée aux normes euro 2 pour les véhicules utilitaires et euro 3 pour les véhicules particuliers. Ces normes d’émission européenne appliquées sur les véhicules automobiles neufs fixent la limite maximale de rejets de polluants par des véhicules roulants. Ainsi, la norme euro 2 implique que les véhicules vendus ne doivent pas émettre plus de 1 000 milligrammes au kilomètre de monoxyde de carbone lorsqu’il est alimenté au diesel. S’il s’agit d’un moteur essence, la valeur autorisée d’émission de monoxyde de carbone passe à 2 200 milligrammes le kilomètre.

D’autres polluants sont pris en compte pour établir la norme et il apparait que les véhicules sous la norme euro 2, comme les véhicules commercialisés en Algérie, tolèrent jusqu’à 500 mg d’émission de soufre lorsqu’il s’agit d’un véhicule essence. Et jusqu’à 0,013g au litre d’essence pour le plomb. Les véhicules circulant en Europe, sous la norme euro 4 pour la plupart, n’émettent pas plus de 50mg de soufre au kilogramme et 0,005g de plomb. « Le gasoil algérien est très riche en souffre et l’Algérie fait partie des pays où les rejets de souffre dans l’atmosphère sont très importants », explique un concessionnaire.

Résultat : les constructeurs refusent d’envoyer en Algérie des véhicules dotés de moteurs peu polluants dotés de filtres à particules.

L’impact sur la santé et l’environnement

Les véhicules commercialisés en Algérie se situent donc entre la norme euro 2 et euro 3, « bien qu’il soit très difficile de l’affirmer », invoque M. Yahiaoui Nacim, membre de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement de la wilaya d’Alger (Apoce). « Il n’existe pas à ce jour d’organismes en Algérie susceptibles de pouvoir vérifier le taux de pollution émis par les véhicules importés. Cela exige une technicité assez fine. Il y a des projets de création de ce type d’organisme mais pour l’heure, il n’existe pas », explique M. Yahiaoui. Ce qui induit qu’aujourd’hui, des véhicules circulent sur le territoire national alors qu’ils ne répondent à aucune norme, ni la euro 2 ni la euro 3. « Ce type de normes dépend des constructeurs de véhicules et même des modèles », rappelle-t-il. L’Apoce a tiré la sonnette d’alarme à de nombreuses reprises, sans résultat.

Le marché algérien des véhicules reste totalement ouvert et permet à n’importe quel constructeur de vendre n’importe quel véhicule. Pourtant la pollution atmosphérique cause de nombreuses maladies comme l’asthme ou encore le cancer provoqué par l’inhalation de particules rejetés par les moteurs diesel.

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Exploitation du gaz de schiste : quels risques pour l’Algérie ?

Publié le par Zineb A.Maïche

Exploitation du gaz de schiste : quels risques pour l’Algérie ?

Chems Eddine Chitour est professeur de thermodynamique à l’École nationale polytechnique d’Alger, titulaire d’ingéniorat en génie chimique de la même école et d’un doctorat ès sciences de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne (France). Il est également l’auteur d’une centaine de publications et de communications scientifiques et de plusieurs ouvrages sur l’énergie et les enjeux géostratégiques.

Quels sont les dangers liés à l’exploitation du gaz de schiste ?

L’exploitation du gaz de schiste utilise une technologie assez ancienne mais aussi nouvelle. On y procède par une fracturation à forte pression avec énormément d’eau, contrairement aux gisements classiques conventionnels qui utilisent moins d’eau. On administre également des milliers de produits chimiques qui sont pour la plupart aromatiques donc cancérigènes. En plus de cela, le sous-sol contient un certain nombre d’éléments radioactifs comme le radon. Tous ces gaz, tous ces produits chimiques sont utilisés pour drainer les bulles de gaz qui se trouvent entre les couches de schistes. La pollution vient du fait que ces produits vont remonter en surface mais en passant d’abord par la nappe albienne qui sera donc polluée.

Notre nappe albienne algérienne contient tout de même 45 000 milliards de mètres cubes. C’est notre plus grande richesse. Il ne faut pas prendre le risque de la polluer d’autant plus que c’est une nappe que nous partageons avec un certain nombre de pays comme la Lybie, la Tunisie, un peu le Maroc. Il faut donc faire très attention. Même aux États-Unis, il n’y a pas de technologies fiables pour faire en sorte d’éviter cette pollution. D’ailleurs, de plus en plus de gens remettent en cause le gaz de schiste aux États-Unis.

Il faut aussi souligner que nous avons un Sahara qui est déjà abimé. D’abord, par la bombe atomique. Nous avons une radioactivité très importante. Je ne suis pas contre le gaz de schiste mais pas tout de suite. Il faut prendre le temps que la technologie devienne plus sûre, qu’il n’y ait aucun risque pour l’environnement.

Que risquent les populations de Tindouf et Timinoun, où sont projetés les forages ?

Il ne faut pas perturber des habitudes séculaires. Par exemple, à Timimoun, on voue un culte à l’eau. Il suffit de voir leurs foggaras. Du jour au lendemain, vous allez leur dire que vous allez remplacer l’eau par le gaz ! C’est toute une civilisation que vous bouleversez.

Il faut un débat dans la sérénité, même les pouvoirs publics ne disent pas que l’exploitation n’est pas prévue pour tout de suite. Nous n’avons de toute façon ni les compétences, ni l’argent, ni la possibilité d’exploiter tout de suite. Il faut travailler aux fins de sécuriser les populations du Sud. Il ne faut pas que le gaz de schiste soit perçu comme une malédiction. Il faut que ce soit une bénédiction. De toute façon son exploitation ne sera pas à notre profit, mais pour celui des générations futures. Il faut se préparer dès maintenant. Il faut aller vers une transition énergétique. Il faut tourner le dos au fossile.

Pourquoi ne se tourne-t-on pas plutôt vers le solaire ?

C’est un problème de coût et de facilité. C’est plus simple de brûler du gaz naturel en se disant « on verra par la suite ». Mais c’est maintenant qu’il faut voir. La transition énergétique c’est l’affaire de tous, ce n’est pas celle du ministère de l’Énergie. Ce n’est surtout pas son affaire parce que c’est l’affaire du ministère de l’Environnement, du ministère des Ressources en eau, c’est celle du ministère de l’Éducation nationale qui doit former le citoyen. Il faut commencer par aller vers les économies d’énergies. Nous perdons environ 20 à 25 % d’énergie par une utilisation irrationnelle. Il faut utiliser l’énergie de façon responsable et ordonnée. À un moment ou à un autre, il va falloir parler de la vérité des prix. On ne pourra pas continuer avec un prix de kilowatt à 4 dinars. Nous importons pour 4 milliards de dollars d’hydrocarbures et une bonne partie part aux frontières. Pourquoi ? Parce que le carburant en Algérie coûte 6 fois moins cher qu’au Maroc. Est-ce que vous pensez qu’il est normal d’acheter le gasoil à un dollar le litre alors qu’il est vendu à treize dinars, c’est-à-dire 6 fois moins cher qu’à l’achat ? Il faut inciter les Algériens, graduellement, à être économes. C’est ça la transition énergétique.

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Maisons traditionnelles de la petite Kabylie

Publié le par Zineb A.Maïche

Théâtre d’une vie passée

Elles sont accrochées à un  massif abrupt  où seules les chèvres devraient pouvoir se frayer un chemin. Les maisons kabyles de Beni Ourtilane défient les lois de l’apesanteur ; Elles sont construites à flanc de coteau le plus haut possible. Ali Benarab, professeur à la retraite à Ain Legradj, commune de la petite Kabylie, explique : « la maison kabyle doit répondre à quatre critères, elles doivent être éloignées de la route, en hauteur sur un piton de montagne…. Les raisons sont principalement sécuritaires. Le kabyle doit voir avant d’être vu, de manière   à surveiller les horizons pour d’éventuelles attaques. On évite toujours de construire le village sur des terres agricoles. Le site doit être tout prêt de l’approvisionnement en eau potable ». Cette occupation du territoire a toujours cours. Même si les maisons ne sont plus de pierre et d’argile. Même si les habitations sont plus grandes. Même si les ouvertures sur l’extérieur sont encore plus nombreuses, le kabyle a gardé dans une sorte de mémoire collective les marqueurs territoriaux ajustés par les ancêtres.

 

Bienvenue à el Koléaa. Wilaya de beni Ourtilane. Algérie janvier 2014

Bienvenue à el Koléaa. Wilaya de beni Ourtilane. Algérie janvier 2014

Village dans la région de Beni Ourtilane

Village dans la région de Beni Ourtilane

Il est un village dans la région de Beni Ourtilane qui se distingue. Les kabyles le citent en exemple aux touristes.  « Il s’agit d’un site merveilleux, incontournable. La preuve vivante et encore debout du village kabyle traditionnel ». El Koléaa, dont l’orthographe change d’une source  à l’autre et qu’aucun panneau n’annonce, est atypique. Aucun autre village moderne kabyle ne lui ressemble. Mais il est le type même du village berbère. On lui trouve des ressemblances avec les balcons de Roufi. A la différence  que l’environnement montagneux et verdoyant   injure la roche stérile du canyon de Biskra. Les balcons de Roufi, entre steppe et désert  ne doivent de verdure qu’à la lutte de l’homme sur la pierre et la sécheresse. Les deux sites sont comme deux faces différente d’une même pièces. D’abord elles sont toutes deux  à flanc de montagne. Escarpées. Toutes en terre et en argile. Presque toujours un oued en contrebas bordé de jardins d’agrumes. Seule particularité  à El Koleaa : les maisons sont debout, entières presque vivantes. Pourtant la plupart des populations kabyles se sont déplacées. Très souvent durant la colonisation. Aujourd’hui les maisons kabyles ne sont plus  en pierre. Le béton et le parpaing est la nouvelle dénomination commune de ces villages. Le confort et la chaleur ont pris le dessus sur l’esthétique. Il ne reste que quelques sites de maisons de pierre inoccupées.

Village d'el Koléaa. Beni Ourtilane. Janvier 2014

Village d'el Koléaa. Beni Ourtilane. Janvier 2014

Les rues étroites et pavées acheminent en pente raide. Les chemins mènent tous vers la grande mosquée. Qui n’est en fait que le site de trois grandes zaouias ( chadilia, Alaouia, Rahmania). Les familles déambulent les rues étroites et pavées empêchant les véhicules de s’y rendre. Le village d’el Koléaa a en fait été restauré par le ministère de la culture, selon Ali Benarab. La plupart de ses habitants ont migré vers Bordj Bou Arreridj, Alger ou l’étranger. Reviennent –ils dans leur maison d’el koléaa  le temps d’un week-end ? Ce qui expliquerait l’entretien des cours intérieures. Le soir, de retour à l’auberge de Ain Legradj, grande discussion autour du feu de la cheminée avec le vieil Ali Benarab et Hafid Haddar, ancien maire de Ain Legradj et directeur de l’auberge Delaga. Comment préserver ces villages ? L’Etat peut-il entretenir des sites sans vies ? Avec quel argent ? Comment mobiliser les kabyles de ces villages pour développer une économie et permettre à ces maisons de survivre au temps ? L’Etat doit- il exproprier  au nom du patrimoine culturel ?! N’est-il pas plus sage d’accepter de voir ces villages mourir, les pierres et l’argile des maisons retournant à la nature, de là même où elles ont été prélevées

Au fond a droite : Da Ali, à côté Hamid Haddar, Ghanem Laribi ( à droite), Zineb A. Maiche (à gauche)

Au fond a droite : Da Ali, à côté Hamid Haddar, Ghanem Laribi ( à droite), Zineb A. Maiche (à gauche)

Les jardins

 Le village d’el Koleaa est intéressant sur différents plans. D’abord parce qu’il est l’archétype même du village kabyle abandonné. En effet, presque plus aucune famille n’y vit. Mais en même temps il n’est pas en ruine. Le ministère de la culture a veillé à sa réhabilitation. Mais les propriétaires qui ont migré n’ont pas totalement délaissé leur maison. Le village est à l’instar d’une carte postale, une photographie, un témoignage architectural des villages kabyles. Mais il n’en demeure pas moins qu’il est un village fantôme, sans vie, sans activité. En contrebas, un oued qui court. Tout le long de l’oued, des jardins. Certains sont abandonnés. D’autres ont l’air de reprendre vie. Ils sont soignés, travaillés. La saison hivernale offre un repos au jardin. Mais en cela, le jardin ne peut resplendir et jouer de ses charmes à cette époque de l’année. Le jardin kabyle d’el Koleea est en terrasse. Balcons sur balcons de verdures que l’homme a dû aplanir et dompter pour se poser et jouir des quelques culture de la terre. Des agrumes, des grenadiers, des amandiers, des oliviers, des figuiers occupent  ces balcons végétaux. Quelques hommes travaillent encore la terre en cette journée humide et fraiche. Des coups de pioches se font entendre jusque loin dans la montagne. De vieilles maisons kabyles sont abandonnées, à quelques kilomètres du site principal d’el Koléaa. « Toutes ces maisons sont les propriétés des Ben Athman. Je suis nés dans une de ces maisons », indique un homme essoufflé. Son visage est caché derrière les feuilles d’un arbre. Il a une pelle à la main et s’est arrêté de travailler son compagnon et lui le temps de notre passage. « Nous avons quitté les lieux en 1977. Plus personne ne vit là mais on revient pour entretenir les jardins. », précise-t-il. Il regrette de ne pouvoir nous offrir des grenades ou des figues. Il se répète plusieurs fois : il regrette notre visite hivernale, en été il aurait pu faire cadeau de fruits. Offrir les produits de la terre à l’étranger de passage est important ; Cela conjure le mauvais sort et ajoute de la baraka. Kabyles ou arabes, les rites et les croyances sont partout les mêmes. A Biskra, quelle stupéfaction de voir tant de palmeraies à vendre. Indiquées sur les murs encerclant les palmiers, j’ai cru tenir là un scoop. Y’aurait ils une nuisance qui pousserait les gens à vendre leur parcelle de palmeraie ? Il n’en était rien. Un natif et ami de Biskra apporte froidement la  réponse :la récolte de datte a été excellente, il n’ y a aucune nuisance. Certains inscrivent « à vendre » sur la façade pour faire croire que la récolte a été mauvaise. Et faire éloigner ainsi le mauvais œil.

Propriété des Ben Athman. El Koléaa, Beni Ourtilane. Janvier 2014

Propriété des Ben Athman. El Koléaa, Beni Ourtilane. Janvier 2014

Une maison

L’escalade vers les sommets est fastidieuse. Le chemin est de plus en plus étroit au fur et à mesure que l’on monte. Les cailloux ont roulés et le parcours est de moins en moins dégagé. Aveu d’un chemin que nul n’entreprend à part les sangliers. Pourtant les maisons au-dessus ont l’air d’être debout. La terre des jardins est nouvellement retournée. L’oued roule dans un bruit rythmé juste en contrebas. Des odeurs de terre mouillée. Des relents de bêtes. Les narines sont titillées par des effluves de printemps. Nous sommes pourtant en janvier. Une première maison se découvre. Une porte en bois massif ferme l’entrée ; le mur de soutènement au-dessus de la porte menace de tomber. Des interstices laissent entrevoir une cour mangée par des plantes sauvages. Mais encore d’autres portes, d’autres ouvertures … A quelques mètres : d’autres maisons, d’autres murs de pierre et d’autres jardins quasi-abandonnés. Une porte de bois est poussée ouvrant le passage vers une cour carrée de laquelle donnent d’autres portes. Certaines pièces sont de dimension identique. D’autres sont plus petites, peut-être destinées aux bêtes de somme. Certaines ont le toit défoncé. On retrouve le bois de peupliers utilisé comme poutrelle pour soutenir la paille puis les tuiles fabriquées localement. Certaines pièces communiquent les unes les autres par une espèce de petite ouverture. Ali Benarab expliquera que l’homme kabyle, chef de famille, a besoin d’avoir un œil sur ses biens : nourritures et bêtes. De grandes jarres en terre ornent les trois coins de la pièce. Elles sont moulées à même le sol donc scellées. L’une d’elle est cassée. Des morceaux jonchent le milieu de la pièce. Les autres sont debout comme des totems. Une petite lucarne en bas devait servir d’ouverture.  Que contenaient ces jarres, des réservées de blé ? De semoule ? On peut également trouver dans certaines pièces, une structure en terre surélevée par rapport au sol d’à peine dix centimètre. Elle prend un angle de pièce et au-dessus des tâches noirâtres témoignant de l’usage de feu. Ce n’est pas un kanoun mais devait servir à faire cuire ou chauffer quelques choses. Ali Benarab, encyclopédie de la région kabyle de Beni Ourtilane, pense qu’il s’agit d’une structure servant à faire cuire le plâtre.

Jarre dans une maison des Ben Athman. Beni Ourtilane

Jarre dans une maison des Ben Athman. Beni Ourtilane

Un four ? Propriété des Ben Athman. El Koléaa

Un four ? Propriété des Ben Athman. El Koléaa

L’écho des peuples

La visite des maisons kabyles abandonnées donne toujours l’impression d’entrer par effraction. Dans une culture, un logis, une intimité, une histoire. Les murs peuvent –ils parler ? Savent-ils garder le secret des demeures familiales. L’effraction est consommée dès lors où l’on passe la porte. La poutrelle qui maintient le reste du toit pourrait s’effondrer et venger l’esprit des anciens occupants. On quitte les lieux avec le désir de prendre un caillou ou ces jarres si imposantes et si mystérieuses. Après l’effraction, le recel ! le bruit de l’oued en contrebas rappele à l’ordre. Celui de la nature. Celui des chants des anciens qui désirent demeurer en paix. Laissons l’argile et la pierre se consumer d’elle-même. Et retourner à la source. L’histoire et la mémoire de l’homme commande de rapporter. Quelles furent la vie des kabyles dans ces contrées froides et montagneuses. Quelle leçon pourraient-ils nous léguer ? Les murs n’ont que peu livrés et les paysans ne se sont pas fait l’écho de ces murs non plus. Sauf peut-être un petit peu Da Ali Benarab.

 

*Ali Benarab ( dit Da Ali)

« Notions sur la commune d’Ain Legradj Région de Beni Ourtilane » Edition Dar El Balagha

Zineb A. Maïche

 

 

 

Maisons traditionnelles de la petite Kabylie

Fondation abbé Pierre à Ain Legradj

L’association Génération 2010 et la fondation abbé pierre sont à l’origine de la construction de 18 logements en faveur des femmes de Ain Legradj. Ces femmes en situation de précarité pour cause de divorce ou de veuvage sont actuellement propriétaires de petite maisonnette.  Une auberge a également été construite à Ain Legradj par la Fondation abbé Pierre.  Attirer le touriste algérien et étranger est l’un des objectifs de l’association touristique Alegradj. L’auberge dispose de plusieurs chambres, de salles de bain et même d’une connexion internet (qui marche). L’accueil est chaleureux et il y a la possibilité de demander aux femmes du village de préparer des mets de la région. Ceci pour aider les femmes à avoir un petit pécule et pour faire connaitre les spécialités culinaires locales.

Auberge Delaga   036 98 61 97/0556619652/       haddarhafid@hotmail.com

               

Z.A.M

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Signons la pétititon pour l'arrêt du braconnage

Publié le par Zineb A.Maïche

une pétition pour dénoncer le braconnage dans le sud algérien. "Pourtant, la loi algérienne protège en tout 73 espèces, dont l’outarde et la gazelle. L'outarde est protégée par des conventions internationales et en Algérie par un décret d’août 1983 renforcé par un arrêté de janvier 1995".

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Changements climatiques : L’Afrique face au nouvel ordre écologique mondial

Publié le par Zineb A.Maïche

Changements climatiques : L’Afrique face au nouvel ordre écologique mondial
Alger abritera les 19 et 20 novembre prochains la Conférence africaine des
ministres de l’Environnement sur les changements climatiques. Cet événement international rassemblera l’ensemble des ministres et personnalités africaines pour débattre de la problématique dans le cadre
du Plan d’action de Bali sur les changements climatiques.

«Il s’agit de savoir quelles sont les répercussions sur les secteurs économique, social et
écologique d’une hausse de un degré des températures», dit en introduction le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, Chérif Rahmani lors d’une conférence de presse animée hier au siège de son ministère. L’occasion se prêtait à l’installation du comité national de préparation de la conférence africaine des ministres de l’Environnement sur les changements climatiques. «Nous avons constaté l’inertie internationale. Nous ne sommes pas sur la même ligne de responsabilité que certains pays qui ne tiennent pas compte de l’ampleur des dégâts sur l’environnement », poursuit le ministre. Il citera les Etats-Unis, le Canada, l’Australie comme étant des pollueurs et dont les retombées sont dommageables pour l’Afrique. «L’Afrique reste le continent qui produit le moins de carbone, mais c’est aussi celui qui en paie le plus lourd tribut. Dans ce cadre, l’Algérie, en sa qualité de présidente du groupe Afrique des changements climatiques, a pris la décision d’entrer dans le combat. Il va falloir profiter des transferts de
technologie et financier», explique le ministre. La conférence qui sera précédée par une autre animée par des spécialistes et experts qui devront aboutir àl’élaboration d’une feuille de route se concentrera sur l’après-Bali ainsi que sur le prix à donner au carbone. Le processus doit aboutir pour les pays pollueurs à payer au pays les moins pollueurs le
taux de carbone en plus qu’ils ont émis. Cette transaction est censée responsabiliser les pays émetteurs de CO2 qui ne réduisent pas leurs émissions, tout en dédommageant les pays qui souhaitent se développer mais qui ont une émission très faible de gaz carbonique. «Nous veillerons à faire participer l’Union européenne pour aider l’Afrique», déclare Chérif Rahmani qui rappelle que des institutions «soeurs» des Nations unies seront présentes, tel que le Comité de lutte contre la désertification.

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Baguage de poussins flamants roses : Record à la Sebkha d’Ezzemoul

Publié le par Zineb A.Maïche

Six cent-trente-huit ! Nombre record qui n’a rien à voir avec
le nombre de pulsations par minute qu’ont enregistrées les
protagonistes du projet. Pour sûr que leur pression cardiaque a dû frôler le plafond.

Non, il s’agit du nombre record de baguages de poussins flamants roses. Et qu’on ne s’y
trompe pas : le nombre est record puisqu’il dépasse de loin tous les baguages effectués en 2009 par les ethnologues d’Europe et d’Afrique. ça s’est passé ici, en Algérie à quelques kilomètres de la capitale avec pour théâtre une zone humide des plus difficiles d’accès.

Rétrospective

Le rendez-vous était donné pour le 31 juillet dernier dans le lac d’Ezzemoul pour une opération délicate de baguage de poussins flamants roses. Pas
moins de 120 volontaires ont participé à l’opération réunissant ainsi enseignants et étudiants des universités de Guelma, Oum el Bouaghi, Ouargla et Constantine. On savait que pas moins de 10 000 couples de flamants roses séjournaient sur le site et les observateurs avaient pu dénombrer la naissance d’environ 6000 poussins. De quoi mettre à al l’idée longtemps reçue que les flamants roses trouvés en Algérie étaient de passage pour l’hiver. La nidification a été prouvée une première fois en 2004 et depuis, le nombre de naissances ne cesse d’augmenter. Le flamant rose couve son oeuf durant 30 jours, puis une fois éclos, les poussins sont élevés en crèche durant 12 semaines. C’est à l’âge
de deux mois et demi qu’ils prennent leur envol et c’est à ce moment-là qu’il faut les baguer, avant qu’ils ne partent mais aussi quand ils sont suffisamment robustes et grands pour optimiser l’opération de baguage. L’opération se prépare donc longtemps à l’avance par un repérage du site, une observation rigoureuse de l’espèce et la sensibilisation à grande échelle de la population locale. En effet, on avait vu des tentatives capoter parce que les oeufs avaient été vilipendés par la population locale. Mais cette fois-ci, il n’en fut rien. Le professeur Samraoui, du laboratoire de recherche et de conservation des
zones humides à l’université de Guelma, tient au contraire à préciser que tout a été possible grâce aux gens du village avant d’ajouter qu’ils seront certainement ceux-là mêmes qui protégeront efficacement à l’avenir le flamant rose. 10 000 couples,
6000 poussins, 120 volontaires répartis en 6 équipes de six couleurs différentes pour 655 bagues que leprofesseur Samraoui avait naïvement pris avec lui. «Je pensais baguer quelque 200 poussins mais j’ai pris 655 bagues, comme ça, sans vraiment réfléchir»,
avoue-t-il. La chance était avec eux mais pas uniquement. Car dans une opération délicate comme celle-ci, la chance ne suffit pas. Délicate, parce que l’îlot de garaêt Ezzemoul, situé dans la wilaya d’ Oum El Bouaghi, est difficile d’accès et comme s’ils
l’avaient pressenti, les flamants étaient enfoncés bien à l’intérieur de la sebkhet. Délicate aussi, parce que les poussins flamants roses sont fragiles et peuvent succomber au stress. Il a fallu les réunir en troupes, réussir à faire éloigner les parents et les nourrices, les amener sans trop de brusquerie dans un enclos aménagé pour l’occasion, pis, il faut les saisir un par un pour procéder au relevé de plumes (pour l’ADN) et les mensurations et finir par leur poser une bague autour de la patte. A retenir que dans le monde, il existe environ 30 sites de reproduction et que dans le pourtour méditerranéen, ils sont encore moins nombreux. En France, la Tour du Valat avait réalisé en 1970, en Camargue, un îlot
artificiel où nichent 10 000 couples. L’îlot de garaêt Ezzemoul n’est pas artificiel et regroupe également quelque 10 000 couples. Une zone extraordinaire de reproduction de flamants roses, heureusement éloignée du passage des routes et autoroutes… Photos
disponibles sur le site www.flickr.com/photos/bsamraoui

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«C’est la plus grande colonie de flamants roses»

Publié le par Zineb A.Maïche

«C’est la plus grande colonie de flamants roses»

Boudjemaâ Samraoui. Professeur au laboratoire de recherche et de conservation des zones humides à l’université de Guelma

- Décrivez-nous l’opération et ses difficultés.

- Dans le cadre de nos travaux sur la dynamique des populations aviaires, nous avons bagué dix espèces d’oiseaux d’eau en 2009 mais le baguage du flamant rose est spécial. L’opération de baguage à Ezzemoul est une entreprise difficile (impossible selon un spécialiste étranger) car le site est immense (6 000 ha) et ardu (il faut parcourir plusieurs kilomètres dans de la boue, le sel, la chaleur; il faut éviter des cratères de bombes datant de la Deuxième Guerre mondiale dans lesquels on s’enlise facilement). Durant la période
propice au baguage, les poussins qui se sont regroupés au milieu de la sebkha en une crèche immense de milliers d’individus sont incapables de voler mais ils ne peuvent être rejoints à la course. Le baguage de flamants roses à Ezzemoul est une opération
quasi-militaire qui se prépare soigneusement des semaines durant et où chacun a un rôle à tenir au moment précis. L’opération exige de la discipline et un entraînement car c’est également une course contre la montre pour éviter toute catastrophe et minimiser le stress à des milliers de poussins. La première étape consiste à rabattre la crèche vers le
corral, préalablement construit, pour ensuite baguer et collecter des données sur les poussins. Plus de la moitié du groupe est formée d’enseignantes et d’étudiantes en biologie à l’université de Guelma, Ces dames ont été à la hauteur du challenge et elles ont
fait honneur à la femme algérienne. Je salue également les riverains d’Ezzemoul pour leur confiance et leur aide indéfectible.


- Quel est l’apport scientifique ?


Grâce à la vigilance et à la protection physique des chercheurs et des étudiants du laboratoire de recherche des zones humides, plus de 16 000 poussins ont vu le jour durant cette période. C’est inimaginable, car il y a peu de temps, les spécialistes
pensaient que l’Algérie jouait un rôle négligeable pour le flamant rose qui y hivernait simplement en nombre réduit. L’Afrique du Nord servait en quelque sorte de crèche pour des flamants roses qui se reproduisaient en Europe. Tout cela a changé avec
notre découverte de la reproduction du flamant rose à Ezzemoul et nous avons même émis l’hypothèse que les colonies’ européennes proviennent en fait d’individus issus d’Afrique du Nord. En 2009, avec un total de plus de 10 000 couples, Ezzemoul est
devenue la plus grande colonie de flamants roses du bassin méditerranéen et personne ne peut nier, présent, le rôle des zones humides algériennes pour la métapopulation de flamants roses méditerranéens. Ezzemoul est également un des rares milieux. naturels dans la région et les études de l’écologie de la reproduction du flamant rose dans ce site
revêtent une signification particulière. En Europe, la date de ponte du flamant rose est contrôlée grâce à une gestion hydrologique et des îlots spéciaux sont construits ou aménagés pour sa reproduction.

- De quels moyens disposez-vous comparativement aux européens ?


Il n’ y a pas photo. A titre d’exemple, en Europe, le dénombrement de poussins se fait par survol aérien et une tour confortable est spécialement aménagée près de la colonie pour la lecture des bagues alors que nous devons arpenter des kilomètres de boue et de sel pendant de nombreuses semaines pour accomplir le même résultat.

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Pourquoi sommes-nous

Publié le par Zineb A.Maïche

Pourquoi sommes-nous

Les moutons engagés est un blog. Tout ça et rien que ça.

Combien sommes nous à vouloir que les choses changent en Algérie?

38 millions !

Combien sommes nous à vouloir que les choses changent en Algérie en matière d'environnement ?

Difficile de répondre. Mais je sais que nous existons.

Ce blog est à l'attention de tous ceux et celles qui veulent que l'herbe reste verte ici, sans avoir besoin de la chercher ailleurs.

Nous rumineront jusqu'à la faire pousser

Publié dans acceuil

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Le modèle des villes sud-coréennes intéresse l'Algérie

Publié le par Le temps d'Algérie

Le modèle des villes sud-coréennes intéresse l'Algérie

Pour la réalisation de nouveaux pôles urbains, l'Algérie affiche sa volonté de prendre comme référence le modèle sud-coréen en la matière ; c'est ce qu'a déclaré, avant-hier à Séoul, le ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et de la Ville, Amara Benyounès lors d'entretiens avec son homologue sud-coréen, Sun Seong Huan.

L'Algérie a mis à la disposition des entreprises nationales et étrangères tous les moyens afin de réaliser des villes nouvelles dans le respect des normes modernes et en tenant compte des spécificités du pays. L'investissement de l'Algérie dans le domaine du bâtiment vise également l'amélioration de son paysage urbanistique qui a été négligé pendant plus de deux décennies. Lors de cet entretien, le ministre a affirmé que l'expérience sud-coréenne dans le domaine intéresse fortement l'Algérie.

M. Benyounès a effectué une visite dans la ville nouvelle de Wyrie où il a pris connaissance des nouvelles technologies utilisées dans le domaine et au cours de laquelle une présentation lui a été faite sur les techniques et les normes internationales utilisées dans la réalisation des villes nouvelles. Le ministre a été également reçu par le vice-ministre des Affaires étrangères, Chun Yung-Woo.

Les deux responsables ont abordé les relations bilatérales entre les deux pays. L'investissement dans le domaine de la création scientifique et le lancement de nouveaux centres dans la recherche scientifique ont été aussi abordés.

A cette occasion, les deux ministres ont passé en revue la gestion du Centre africain des technologies de l'information et de la communication et des technologies avancées (Caticta) afin de donner un nouveau souffle à l'investissement dans le domaine de l'information et de la communication.

Pour que des projets de partenariat soient lancés dans les plus brefs délais, M. Benyounès a indiqué que l'Algérie affiche une grande volonté d'équiper les entreprises de nouvelles technologies pour permettre aux deux pays de passer à un autre stade d'investissement à long terme.

Durant son séjour à Séoul, M. Benyounès a reçu le président de l'association internationale des constructeurs coréens avec lequel il a évoqué la coopération dans le domaine des études et des constructions et de l'expérience des grandes entreprises coréennes exerçant en Algérie.

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